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jeudi 6 mars 2008

Tout est parfait



Je ne savais pas à la base si je voulais voir ce film. On en parlait tellement, et je me demandais comment on pourrait amener quelque chose de plus sur le sujet et surout, est-ce que ce film aurait un punch ?

On vendait le film comme étant : "l'histoire d'un garçon qui a été laissé hors d'un pacte de suicide par ses 4 meilleurs amis".
Ah bon, je vais aller voir un gars avoir de la peine pendant 2 heures. Se faire une blonde, se faire laisser parce qu'il est trop dépressif et fermé, le voir avoir une relation difficile avec son psychologue. Bla bla bla.

Et c'est ce que représente le film jusque dans les 5 dernières minutes. Au moment où j'étais sur le bord de me dire "y'é à quel heure le pucnh?" juste avant "j'ai tu perdu mon temps ? " est arrivé LE moment grandiose du film. Évidement il y a des performances d'acteurs à souligner (Normand D'Amours, Maxime Dumontier) mais je trouvais ça long.

Qu'importe, les 5 dernières minutes ont fait disparaître tout le reste et ont tourné en boucle dans ma tête pour les 3 jours suivant mon visionnement du film. Je conseille le film seulement pour cette scène qui donne son sens au film, qui prend au coeur et qui fait couler des larmes. Un climax étouffant de vérité, qui fait oublier toutes les petites faiblesses de l'oeuvre.

vendredi 21 décembre 2007

L'Age des ténèbres



C’est le retour du mardi et qui dit mardi, dit cinéma à 4,95$!
Alors passage obligé (mais attendu de ma part) j’ai été voir l’âge des ténèbres. J’y allais le cerveau totalement à on. Ma petite personne et mon niveau de culture sont mis à l’épreuve devant les œuvres plutôt politiques et dénonciatrices de Denys Arcand. Une belle surprise m’attendais : j’ai bien mûri depuis le Cégep et Les invasions barbares….

Honnêtement, j’avais peur d’arriver devant un film « de grands » auxquel je ne comprendrais que quelques bribes. L’âge des ténèbres a été pour moi bien mieux que ça : ça a été un divertissement intelligent.

J’ai trouvé que ça commençait raide : tout va tellement mal, la vie est tellement plate. Je me suis par la suite surprise à adorer le double monde crée. La mornitude de la vie de Jean-Marc et ses fantasmes qui s’entremêlent, c’est génial.

J’avais aussi peur en allant voir le film d’être déçue par Marc Labrèche. Je ne l’ai jamais vraiment vu jouer. Le cœur à ses raisons mis à part (et ce n’est pas l’émission pour mettre sa subtilité d’acteur en valeur) je ne le connaissait que part La fin du monde. J’ai été agréablement surprise. Son jeu délicat, qui ne tombe jamais dans la facilité m’a charmée. J’ai crû au triste sort de cet homme. Cette vie plate contre laquelle la moitié des gens se battent et dans laquelle l’autre moitié s’enlise...

J’ai quand même de petits bémols :

Bémol 1 : Le sujet est somme toutes assez dur et très terre-à-terre, mais il baigne dans une atmosphère un peu incroyable et surtout exagérée. J’ai trouvé difficile par moments de croire à la vie ordinaire de Jean-Marc quand tout autour de lui est exagéré. C’était comme une longue scène de fantasmes Ally-McBealien par moments.

Bémol 2 : Le jeu de Caroline Néron. Madame Bigras-Bourque aurait gagné à être joué par une autre pitoune. Je n’ai pas cru à son personnage et entre 2 scènes, son niveau de jeu a baissé d’un cran. En plus, elle sur-articulait. Y’a plein de jeunes actrices talentueuses qui sortent des écoles. Elles demandent juste à jouer!

Bémol 3 : J’ai trouvé qu’Arcand en avait gros (comme dirait les amis dans Kaamelott). Il tire sur tout ce qui bouge : le gouvernement, la qualité de l’air, les hôpitaux, la maladie, la fidélité, les règlements etc.

Bémol 4 : fin kitsch à souhait. Même moi je me serais dit que c’est quétaine l’avoir écrit. C’est tout dire.

Oui j’ai pas mal de bémols, mais l’ensemble ne mérite pas toutes les mauvaises critiques qui ont coulées le film avant sa sortie.
Arcand est un grand réalisateur qui avait encore plein de choses à dire. Je crois que c’est un film très québécois par ses sujets et les situations. Les français qui l’ont descendu n’ont selon moi juste pas compris. Et comme l’a si bien dit Jean Coutu dans la peau du survenant : « Y faut pas juger s’qu’on comprend pas ».

lundi 19 novembre 2007

Across the Universe

Grève aidant, j'ai enfffffin eu le temps d'aller voir Across the Universe de Julie Taymor. Alleluia!

Ce film-là m'a laissé simplement bouche-bée. Si l'histoire de base a déjà été vue (l'amour au temps de la guerre du Viêt-Nam) elle n'a jamais été traitée avec autant de charme selon moi.
D'abord, l'idée de créer la trame narrative à travers des chansons des Beatles, génial ! Ensuite, les acteurs, formidables, et chanteurs épatants. Avec ce film, j'ai vraiment écouté les chansons des beatles pour la première fois. Parce que chaque personnage les chantait à leur façon et nous obligeait à les écouter pour suivre l'histoire. C'est fort.
L'aspect visuel est aussi incroyable. À chaque fois qu'une chanson commence, c'est comme si l'on tombait dans un vidéoclip. Bon, la réal s'est peut-être un peu trop amusée sur certains effets de son programme de montage, mais l'ensemble est stupéfiant. À chaque séquence, je me disais que ce film-là devait avoir un budget faramineux ! Les décors sont fous, les idées géniales... Il y a même Bono qui vient faire son tour !
C'est un film riche en visuel, riche en musique et riche en clins d'oeils (Jimmy Hendrix, la status de la liberté,etc). Je crois que l'essentiel pour voir ce film c'est d'avoir envie d'embarquer dans le trip de la réalisatrice et surtout, ne rien prendre au premier degré!

POTIN GRATUIT
Un mardi à 15h, il n'y avait pas grand monde dans la salle de cinéma. Mais Véro m'a subtilement fait remarqué qu'il y avait Hélène Bourgeois-Leclerc à ma gauche. J'affirme de source sûre qu'elle est bon public. Elle a rit et elle a même pleuré. Crunchy hein ?

mercredi 4 avril 2007

Babel

J'ai vu Babel la semaine dernière. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre puisque certains m'avaient dit que c'était ordinaire, tandis que la critique l'encensait.. Je comprend maintenant les 2 points de vue. Le choix des 3 actions est assez impressionant, conjuguer Japon, Maroc et Mexique n'est pas une entreprise sans risque, mais ici effectuée à merveille. J'ai vraiment trouvé incroyable de nous montrer des lieux et des cultures qui sont habituellement relégués aux oubliettes dans les superproductions américaines. Les contrastes sont le point fort de ce film. La simplicité involontaire des touchants petits marocains est à mille lieu du HighTech nipon qui nous est proprosé. Le désert et la ville, la richesse et la pauvreté.. La tragédie et le mal de vivre sont les filons qui gardent tout le film ensemble. Vraiment un bel exercice pour le visuel et pour l'enchaînement du scénario, mais à mon grand désarroi, la finale tombe un peu à plat et laisse le spectateur dans le doute. Peut-être que je vais avoir l'air de la fille insensible au cinéma qui ne nous donne pas tout cuit dans le bec, mais ceux qui ont vu le film avouerons qu'ils auraient aimé avoir plus de détail sur le futur des marocains, le pourquoi des agissements de la japonnaise, le pourquoi du conflit entre Brad Pitt et sa femme et de quoi la vie de la mexicaine sera faite... Quand même, un méchant bel effort technique autant au niveau du montage que de la direction photo et comment passer sous le silence le jeu des comédiens... Enfin de nouveaux visages :)

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Les images de Babel sont incroyablement belles. Quelqu'un a eu la brillante idée de réunir les plus belles images du film dans un livre et d'ajouter des photos du tournage. À voir, pour se nourrir l'esprit d'images poétiques.

lundi 19 mars 2007

Un dimanche à Kigali

- ...

- ...

- snif snif

- Je, je pense qu'on peut arrêter le générique...

- ...

- ...

- Ça fait 45 minutes que je pleure !

- Moi un peu moins, mais c'est pas un "feel good movie" hein...

- ...


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Cette conversation entre 2 sanglots a eu lieu avec ma coloc Éliane vendredi soir. Non mais quel film! Ce n'est pas le côté visuel, ni le jeu époustouflant de Luc Picard, c'est le sentiment de frustration qui monte en nous tout au long du film et c'est la dureté des images qui nous amène à nos limites en tant qu'être humain qui nous reste longtemps après avoir vu le film. Je me disait souvent en voyant les images : ben non, il serait mieux de mourir, comment vivre après avoir vécu ça.. Sincèrement, ça m'a ouvert les yeux, mais ça m'a surtout fait comprendre à quel point le noir africain est le dernier souci du blanc occidental, et que si un continent meure, c'est un peu à cause de nous. J'ai le goût de partir voir l'Afrique demain matin, caméra à la main, pour montrer que de l'autre bord de l'océan, c'est peut-être pas des petits blancs, mais qu'il y a du monde au grand sourire qui méritent de vivre aussi. Un film à voir absolument.

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Seul bémol : Geneviève Brouillette, déception, pas du tout dans le ton. Pourquoi ne pas avoir casté une actrice à la prestance d'une ambassadrice, Marie-Thérèse Fortin aurait surement moins détonné..

samedi 3 mars 2007

Ma fille mon ange

Un mardi soir au Quartier Latin, à peu près 23 personnes dans la salle.. Après une bonne diziane de preview en tout genre, commence enfin le film. YÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ des ellipses qu'on doit nous expliquer en blanc sur fond noir. Le film perd déjà un point dans ma tête. Michel Côté, qui lit La Presse à Québec (merci Nic pour l'observation), des examens universitaires en mai (euh?) et ces dit examens fait par tous sans exception au CRAYON À MINE HB!! Bon, c'est des détails, mais c'est des choses qui clochent quand même. Arrivons au coeur du problème : le film ne nous est pas vendu de la bonne façon. On parle de pornographie sur Internet, alors que dans le film on effleure le sujet, c'est un prétexte.. Le film est un thriller, très moyennement ficellé dans lequel on approfondit absoluement rien. On ne soupçonne rien de croche du milieu de la porno, ça nous est présenté comme légitime et propre comme toute autre industrie. Ce film aurait pu nous amener loin mais reste en surface.. Le clou de la soirée : Laurence Leboeuf, mais surtout cette dame au bout de nos rangée qui, au moment du punch final s'écrie : " Ah c'est ça qui est arrivé! " Déjà qu'on voulait rire tellement le punch tombe à plat, cette femme a vraiment fait ma soirée...

lundi 19 février 2007

L'oeuvre ou sa pub?

J'ai hâte de voir Ma fille, mon ange. Vraiment. Même si tout le monde que je connais en ressort avec un goût amer. Par contre, je me demande si c'est le fait que je trouve que le sujet ai l'air interessant ou si c'est plutôt que je sois influencée par la pub. En effet, la pub du film se retrouve partout, absoluement PARTOUT. Et c'est le genre de pub que l'on ne peut pas ne pas remarquer : Karine Vanasse à moitié nue dans une pose aguichante.. On est entré au Québec depuis les Boys et Séraphin dans l'air du marketing cinématographique. On met un budget raisonnable dans les films, et un budget astronimque dans la pub. Est-ce que tant de pub, fait qu'un film est génial ? Bien sur que non.. Il faut être sûr de son produit en maudit pour injecter tant d'argent à seulement le promouvoir.. parce que Dieu sait que si c'est un navet, d'autant plus de gens le verront..! En tout cas, bonne chance au film, en espérant qu'il soit à la hauteur du budget publicitaire qu'on lui a alloué.